Chapter 4: The Concerts
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| 96 | There in that painted wood sarcophagus full of venerable mummies, pell mell I found Beethoven, Liszt, Berlioz, and Wagner. It was a kind of miracle, that room. And if in my childhood the curtain, the scarlet panels, the steep risers, the flaming sword of the archangel at Heavens gate were wasted on me, I delighted in the bleachers garish kaleidoscope of chorister-beards, binoculars, princess-dresses, golden epaulets, and black velvet neck ribbons installing themselves, chattering over a tuning note cruelly prolonged by the conductor until the last cough, until the last poor old myopic lady, overcome with embarrassment, finally found her seat number and sat down. | [Puisque jécris à bâtons rompus, une autre salle dont je tremble quon ne la détruise, cest la petite salle du Conservatoire. Mon grand-père y possédait ses places au troisième rang de fauteuils dorchestre, à droite.] Là, dans ce sarcophage de bois peint peuplé de momies vénérables, je découvrais pêle-mêle Beethoven, Liszt, Berlioz, et Wagner. Cétait un autre sort de miracles, cete salle! Mais si lenfance y perdait le rideau, le mur léger décarlate et la rampe soudaine, lépée flamboyante de larchange au seuil du Paradis, elle y gagnait la surprise des gradins, le remue-ménage impudique des choristes à barbes, à binocles, à robes-princesse, choux jaunes sur lépaule, à rubans de velours noir autour du cou, qui sinstallaient, jacassaient, avant le point dorgue prolongé cruellement par le chef dorchestre jusquà la dernière toux, jusquà ce que la pauvre dame myope, accablée de honte, découvre enfin son numéro de fauteuil et finisse par sasseoir. |
| 96 | More than one head of hair whitened, more than one man, ripe at the foundation,
reached old age there. Empty seats would be retaken when good health returned.
Then a seat occupied for 25 years by the same listener would be taken by
an unknown.” But no, we are mistaken: its the son or the nephew of the subscriber who took the Great Journey. For one leaves his stall, or a loge seat, or an entire loge, as one wills a painting, an objet dart, a house—so few are the invitations to the sanctuary where Beethoven is pope. |
Nous avons vu plus dune tête blanchir, plus dun homme mûr à lépoque de la fondation, atteindre à la vieillesse. Nous avons remarqué souvent quelques absences réparées, dès que la santé des manquants leur était revenue . . . Puis, à une nouvelle saison, la place occupée pendant plus de vingt-cinq ans par le même auditeur, que nous avions vu blanchir sous le harnois dune admiration passionnée, a été remplies par un personnage inconnu. Mais non, nous nous trompions: cétait le fils ou le neveu de labonné, parti pour le grand voyage, qui loccupait: car on lègue une stalle, un coupon de loge, et même une loge tout entière, comme on lègue un tableau, un objet dart, une maison, tant il y a peu délus au cénacle dont Beethoven est le grand pontife. |
| 97 | if, by happy coincidence, a place might be found to accommodate M. Pourquet | Si par un heureux hazard . . . il se trouvait encore un abonnement de parterre de libre pour les Concerts du Conservatoire, seriez-vous assez bon pour linscire au nom de Mr Pouquet. |
| 98 | Even employees charged with preventing the invasion of strangers . . . the woman Fallague, a worker on the left-hand side of the orchestra level [who had been] persuaded to favor the entry of persons without tickets . . . closed in a conversation of Lambert, Habeneck, and Seuriot |
to get . . . |
| 99 | The concerts of the Conservatoire: todays haven of art. Not soirées, but matinées; not a place to get together and chat, but a sanctuary where the writer, the painter—all serious artists flock. Listen, when leaving the hall, to the exclamations from every corner of the vestibule. Note the emotion showing on every face. See the blind students who are taken to harmonys temple to forget the loss of their sight and who come back with that mysterious insight of the hearer. Now musical Germany is ours: . . . we young musicians have Vienna and Munich at the Conservatoire. | Les concerts du Conservatoire, tel est aujourd-hui le foyer de lart. Ce ne sont point des soirées, ce sont des matinées. Ce nest point un lieu de réunion et de causerie, cest un sanctuaire où accourent lécrivain, le peintre, tous les artistes sérieux. Entendez en sortant de la salle ces exclamations qui partent de tous côtés dans le vestibule; remarquez lémotion peinte sur tous les visages; voyez ces jeunes aveugles qui se font conduire au temple de lharmonie pour y oublier la privation de la vue et qui en reviennent avec cet autre mystérieuse vue de louïe! Maintenant lAllemagne musicale est à nous . . . nous, jeunes musiciens, nous retrouvons Vienne et Munich au Conservatoire de musique. |
| 103 | odds and evens | pairs, impairs |
| 109 | the Louvre of music | le Louvre de lart musical |
| 111 | Where it comes to good taste and elevated style, we can only rejoice at this development, [embracing] serious works instead of frivolous stuff. | Au point de vu du bon goût et du style élevé, on doit se réjouer de cette tendance . . . œuvres serieuses au lieu des morceaux frivoles. |
| 111 | Old Masters, particularly Beethoven | maîtres anciens, particulièrement les symphonies de Beethoven. |
| 112 | nobody complains when they dont change the paintings on the walls | Personne ne sest plaint, par example, quau Musée du Louvre, on ne renouvelât pas plus souvent les toiles admirables qui le décorent. |
| 112 | its makeup . . . can never change | sa constitution ne peut changer |
| 112 | the composer alone | cette audition à laquelle lauteur seul a droit dassister |
| 113 | in homage to the Société des Concerts | M. Elwart fait hommage à la Société [dun Ave Verum de sa composition]. |
| 113-14 | for the library . . . Thank M. Elwart, pure and simple |
[Il fait hommage à] notre Bibliothèque. . .
. Le Secrétaire remercera M. Elwart, purement et simplement. |
| 115 | doubtful taste . . . deplored . . . arbitrary shortening |
dun goût douteux [soit comme dessin, soit comme texte (1912)]
Il déplore [amèrement la publicité qui y est faite et qui gène la lecture des notices à ce propos (1912)]. M. M Emmauel se plaint de larbitraire avec lequel lImprimerie Bauer touche dans ses notices pour les reduire (1921). |
| 117 | exclusive property of the Société des Concerts | propriété exclusive de la Société des Concerts |
| 117 | a great proportion of its riches | D 17341 24 May 1907 |
| ce beau geste de désintéressement, |